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L'AVORTEMENT:
paroles de femmes,
parole de vie.
Une réflexion située
Comme femmes chrétiennes et féministes, notre
réflexion sur l'avortement est située dans le temps; elle est
élaborée à partir de l'état actuel des
connaissances en biologie, en psychologie, en théologie, etc. Notre
prise de position n'est ni achevée, ni définitive. Nous
désirons pourtant la partager, car encore aujourd'hui, bien des femmes
font face à ce grave problème, et ce, dans une difficile
conjoncture d'affrontements.
Nous disons oui à la vie. Cette vie, nous pensons
qu'elle doit être voulue et qu'elle doit advenir dans des conditions
viables pour les personnes impliquées, en particulier la mère.
Assurer des conditions décentes à celles et à ceux qui
désirent mettre des enfants au monde constitue une responsabilité
qui appartient à l'ensemble de la société.
Fondamentalement, les personnes sont des sujets libres
à qui l'on reconnaît le droit de faire des choix. Nous
considérons les femmes comme des personnes, des personnes moralement
responsables. Par conséquent, nous respectons profondément le
choix des femmes aux prises avec une grossesse non
désirée.
Les sciences n'offrent pas de réponse définitive
à nos questions sur le statut du foetus. Elles nous en apprennent
toujours davantage sur le développement de l'embryon, le processus
d'individualisation, etc. Par ailleurs, certaines théories font
également valoir qu'un nouveau-né a non seulement besoin
d'être nourri, lavé, habillé, mais qu'il a aussi besoin de
certaines relations affectives pour devenir progressivement une personne. Mais
les sciences ne nous indiquent pas s'il faut reconnaître le foetus comme
une personne humaine. Ce débat se situe d'abord au niveau
philosophique, avec toutes les retombées juridiques qui en
découlent.
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