LE RIRE DE DIEU…E !

J’y pense depuis l’année dernière et pourtant, c’est tout récemment que j’ai réalisé que lorsque j’évoquais le rire de Dieue, je voyais un gros bonhomme en tunique blanche en train de se tenir les côtes, assis sur un trône flottant sur un nuage.

C’est dire à quel point les images sont tenaces…

Comment dépasser la caricature ?

Dieue qui rit, c’est la vie qui sourit. C’est la joie qui jaillit. Les bonnes choses qui m’arrivent, les heureuses surprises au détour de mon chemin, je les considère comme des « clins d’œil » de Dieue. Mais c’est la même chose : un clin d’œil n’est-ce pas un sourire de connivence, un partage d’intimité ?

Dieue qui rit, c’est l’humour qui nous aide à avaler les pilules les plus amères, c’est la belle faculté de remettre les choses en perspective. Ce rire divin n’est jamais méprisant, il ne cherche jamais à rabaisser. Il est plein de tendresse.

Mais, pour moi, le rire de Dieue, c’est avant tout la bienveillance qui m’a été apprise en thérapie, durant les deux années qui ont suivi le cancer. Cette bienveillance, qui prend les traits de Ginette, ma thérapeute, est joyeuse et souriante, parfois même riante ; les yeux pleins de lumière, la voix qui contient du rire, de la chaleur et de l’amour. Jamais complaisante, cette bienveillance m’a tirée de l’intransigeance.

Je pourrais donc substituer l’image du Jupiter christianisé que j’évoquais spontanément jusqu’ici par ce sourire voguant de l’humour au rire, ce regard plein de tendresse et d’empathie, un visage de personne vivante et qui rit.