LES BEATITUDES • •• DE L'AUTRE PAROLE (dans le numéro 22 de l'autre Parole)

LES BEATITUDES • •• DE L'AUTRE PAROLE

 

Heureuses celles dont le coeur n'est pas endurci.

Car elles restent & l'écoute des femmes et de Dieu.

 

Malheureux ceux et celles qui assoient et

perpétuent la pauvreté des femmes car ils

trahissent Dieu

 

- en ne reconnaissant pas officiellement la

valeur sociale et économique du travail

domestique.

- en refusant dans l'Eglise catholique le

sacerdoce aux femmes parce que femmes.

- en gardant les femmes hors des lieux ou se

fabriquent les valeurs qui régissent leurs

vies.

 

Heureuses les douces agressives habitées d'un

"vouloir-vivre":

 

Vous désarmée vos oppresseurs dans l'espérance de

la réconciliation.

 

Malheureux vous qui semez la mort;

Haine et violence vous récolterez.

 

Heureuses les femmes audacieusement éprises

de l'Evangile de Jésus Christ

qui ont le courage d'y être fidele plus

qu'en verbe ou en pensée, mais en actes

véritablement

 

Malheureuses celles qui dissocient les pensées,

le coeur et les actes car elles ternissent la

lumière de l'Evangile.

 

Malheureuses celles qui se taisent

pour "avoir la paix"

Car elles entretiennent l'oppression.

 

Heureuses les victimes du pouvoir patriarcal

qui trouvent dans la violence qu'elles ressentent

la force de bâtir la paix.

 

Heureuses vous les femmes bafouées à cause de

vos prises de parole.

Par votre ténacité, la libération se construit.

 

Malheureuses serez-vous lorsque vous voue

laisserez séduire par un discours qui vous

dépossédera du sens de votre lutte.

 

Heureuses celles qui, prenant

conscience1 de leurs oppressions

se libèrent dans une parole de

pardon.

 

Malheureuses celles pour qui

le pardon est démission.

 

Heureuses celles qui travaillent à pétrir le

pain de l'autonomie,

de l'égalité,

de la solidarité.

Ensemble, elles nourriront la terre.

 

Malheureuses celles qui sont facilement rassasiées

des miettes qui tombent de la table sacrée,

Elles paralysent la croissance de l'Eglise.

 

Heureuses celles qui crient,

qui rauquent et qui rockent pour

déchirer le silence de la mort.

 

Malheureux ceux et celles qui ont le pouvoir

d'endormir les cris.

 

Malheureuses celles qui chignent et qui grognent

sans toucher le coeur des oppressions.