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Oui à l'ordination des femmes
En 1980, les Chrétiens pour une église populaire de
Québec, dans leur manifeste sur la place de la femme dans
l'Église, affirmaient:
Nous croyons qu'il est temps que l'Église revoie sa vision actuelle du
sacerdoce (le célibat obligatoire, le type de formation, les lieux
d'engagement du clergé, ainsi que la nécessité
d'être prêtre pour participer au pouvoir dans l'Église) afin
qu'il soit un ministère accessible aux femmes et aux hommes et qu'il
corresponde davantage aux réalités de notre époque et de
notre Église.
De plus, au cours des vingt dernières années, divers groupes de
femmes dans l'Église, même s'ils étaient désireux de
voir les femmes accéder à tous les ministères, ont
volontairement limité leurs demandes. Ils ont par exemple
réclamé l'accès à des ministères non
ordonnés ou encore au diaconat ou bien ont demandé que soient
réalisées de nouvelles études sur la question. Il
s'agissait de ne pas bousculer les autorités ecclésiales, de ne
pas les indisposer afin de permettre des avancées sur d'autres questions
importantes concernant les femmes. Aujourd'hui les femmes ont à peu
près fait la tour des "possibles" institutionnels: chancelières,
animatrices de paroisses, responsables d'offices diocésains, etc. Il
est plus que temps de s'attaquer au noyau du problème, au centre de la
résistance, le sacerdoce.
Il est intéressant de rappeler que quelque 70% des femmes qui occupent
une fonction pastorale et qui ont participé à l'étude LES
SOUTANES ROSES sont favorables au sacerdoce des femmes.
Comme on peut le voir, si la question de l'ordination des femmes n'a pas
fait l'objet d'un débat public dans l'Église catholique, ce n'est
nullement parce que les femmes ne s'intéressaient pas à la
question.
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