CELEBRATION DE NOS SAINTES

CELEBRATION DE NOS SAINTES

 

Monique Hamelin et Yvette Nehma-T.- lasthi

 

Après avoir cherché si la sainteté a encore un sens pour nous, femmes, féministes et chrétiennes,

après avoir défini le contexte dans lequel la sainteté peut encore signifier quelque chose pour nous,

après avoir choisi qui, du passé ou du présent, peut nous interpeller,

 

nous, l’Ekklésia des femmes, avons célébré ces nouvelles saintes que nous nous sommes données.

 

Nous présentons le déroulement de cette célébration… peut-être suscitera-t-elle des initiatives semblables à la suite d’une réflexion sur la sainteté…

 

L’accueil

 

Toutes se présentent à l’heure dite dans une salle attenante au lieu de célébration.

 

Chacune revêt alors une aube blanche et, lentement, le recueillement s’installe dans le groupe.

 

Puis, la porte s’ouvre, et dès l’entrée, la célébrante les accueille une à une, en nommant chaque femme par son nom et en lui donnant l’accolade:

 

« Bienvenue, Marie (ou Eve ou…) à cette fête de l’Ekklésia des femmes pendant laquelle nous allons célébrer de nouvelle saintes. »

 

La célébrante allume ensuite un cierge à la flamme pascale et le remet à celle qu’elle vient d’accueillir. Au fond de la salle, des sièges, disposés en cercle, attendent les femmes.

 

Une musique très douce accompagne ce rituel d’entrée.

 

Le pardon

 

(L’assemblée est debout)

 

La célébrante rappelle brièvement que les femmes que l’Ekklésia célèbre aujourd’hui ont vécu des moments de rupture et que le pardon a été présent au cours de leur vie.

 

Les participantes sont alors invitées à exprimer ce que le pardon signifie pour elles-mêmes et comment elles le vivent personnellement. Puis, à partir des courtes biographies préparées en vue des discussions du colloque, quelques extraits particulièrement significatifs prolongent cette réflexion.

 

Les Lectures

(Assises)

 

Nous écoutons des citations du discours de ces personnes que nous célébrons, afin de mieux les connaître.

 

Le Credo

(Debout)

 

En vue d’élargir le plus possible la prise de la parole individuelle, les participantes sont invitées à partager ce pourquoi elles croient en ces saintes qu’elles proclament:

 

(Chaque femme) « Je crois en toi,… (nom de la sainte)

parce que tu as dit… (ou)

parce que tu as été …(ou)

parce que tu as fait…

 

(Ensemble) « Nous croyons en toi,… (nom de la sainte) »

 

L’Offertoire

(Sauf la célébrante et une aide, les femmes sont assises)

 

Afin que l’Ekklésia des femmes se souvienne, afin de retrouver les traces de l’histoire de ces femmes que nous célébrons, offrande est faite d’un recueil de textes, soit les résultats de la réécriture collective des femmes de L’autre Parole, et d’un mémento des vivantes et des mortes.

 

Ces deux livres sont déposés sur une table avec le pain et le vin.

 

La Communion

 

Une assiette avec du pain circule parmi les personnes présentes et, après que chacune en a pris un morceau, l’Ekklésia des femmes prononce ces paroles:

 

Nous rompons le pain,

symbole de nos corps,

pareils à tous ceux de nos soeurs d’ici ou d’ailleurs.

 

Par ce geste,

nous célébrons nos corps de femmes

promesses de vie éternellement recommencée.

 

Puis, alors que la célébrante prend la coupe, toutes les femmes disent:

Nous buvons le vin,

symbole du sang,

en mémoire des femmes dont nous sommes issues et

pour la gloire de celles dont nous sommes porteuses.

 

Avec notre corps et notre sang,

par le pain et par le vin,

nous communions ensemble aujourd’hui,

à la mémoire des femmes que,

comme Ekklésia,

nous avons proclamées saintes

parce qu’elles portent ou ont porté

les valeurs traditionnelles chrétiennes

de charité, de justice et d’égalité.

Et chacune boit à la coupe.

 

Le rite d’envoi

 

La célébrante rappelle que l’histoire de ces femmes venues sur terre et qui ont vécu ou vivent encore les grandes valeurs chrétiennes de charité, de justice et d’égalité, doit être connue.

 

Elle dit alors:

 

« Allez raconter le récit de ces femmes que nous venons de célébrer. »

Une musique joyeuse termine cette exhortation.