Dieue et l’eau
Denise Couture,
groupe Bonne Nouv’ailes de L’autre Parole
Le patriarcat religieux a dissocié les deux entités Dieue[1] et l’eau. Il a ainsi asséché l’institution ecclésiale. Il a retiré la fluidité à la création théologique libre. Appuyé sur la peur du féminin, il a cherché à éliminer les liquides de l’eau, du sang et du lait corporels. La suppression des fluides a marqué les traditions juive et chrétienne pendant si longtemps et la procédure a si bien réussi qu’il est rare que les images de Dieue reflètent de quelque manière l’élément eau. Le tout représente une découverte pour moi. Elle fut suscitée par le thème du colloque de la collective L’autre Parole en 2025, Au cœur de l’eau.
Dans cet article, je m’exerce à déconstruire l’assèchement patriarcal de la vie et à reconstruire une relation vivifiante entre Dieue et l’eau. Les écoféministes théologiennes ont analysé l’effacement de l’eau dans le christianisme. La déconstruction et la reconstruction proposées dans ce texte s’inspirent des travaux de Catherine Keller[2].
L’effacement de l’eau : une séquence de trois éliminations
Dans son livre Face of the Deep, Catherine Keller montre comment l’effacement de l’eau survient déjà dans les premiers versets de la Bible, en Gn 1,1-2, qui se lisent ainsi :
Lorsque Dieu commença la création
du ciel et de la terre,
la terre était déserte et vide,
et la ténèbre à la surface de l’abîme ;
le souffle de Dieu planait à la surface des eaux, […]
(Version de la TOB, Tradition œcuménique de la bible)
Catherine Keller traduit le texte ainsi :
Quand Élohim commença à créer
le ciel et la terre,
[dans le temps où]
la terre était tohubohu,
l’obscurité à la surface de tehom
[le profond, les eaux profondes et tumultueuses de l’océan]
et la ruach elohim vibrant à la surface de mayim [les eaux], […]
(p. XV et 114).
Dans ce qui suit, nous suivrons Catherine Keller et son interprétation de ces deux premiers versets de la Bible. Elle fait ressortir d’abord une séquence de trois éliminations de l’eau. Elle élabore ensuite une relation constructive et écoféministe entre Dieue et l’eau.
Premier effacement de l’eau : le féminicide de la Déesse mère
Selon les spécialistes, Gn 1,1-2 a été rédigé vers le VIe siècle av. J.-C., au moment de l’exil des Juifs à Babylone. Le texte reprend des éléments du récit de création des Babyloniens alors bien connu. Appelé l’Enuma Elish, il date de 1200 ans av. J.-C. et raconte l’histoire de Tiamat, la déesse mère primordiale, associée à la mer, aux profondeurs des eaux tumultueuses et au chaos.
Voici son histoire : Tiamat, personnification des eaux salées, s’unit avec Apsû, le dieu des eaux souterraines douces, pour donner naissance aux premières générations de dieux. Les jeunes dieux sont turbulents. Apsû est irrité et veut les détruire. Ea, un jeune dieu, tue Apsû. Tiamat entre dans une grande colère. Marduk, le dieu protecteur de Babylone, affronte alors Tiamat dans un combat cosmique. Il la tue. Il coupe son corps en deux pour créer le ciel et la terre, et il organise le cosmos à partir des morceaux du corps de Tiamat.
Le récit de création babylonien raconte un matricide sur lequel un dieu mâle assoit son pouvoir. Ce féminicide élimine le féminin primordial, la déesse mère associée aux eaux. Voilà leur premier effacement de la séquence de trois.
Deuxième effacement de l’eau : l’intervention du rédacteur de Gn 1,1-2
Les termes qu’emploie le rédacteur de Gn 1,1-2, ciel et terre, tohubohu (chaos), tehom et mayim (les eaux) proviennent du récit de création babylonien. Un nombre considérable d’études présentent une comparaison des deux textes. Sous l’angle de l’effacement de l’eau, on peut relever deux éléments.
D’abord, on note dans Gn 1,1-2 la disparition de Tiamat, la déesse. On retrouve du moins « le ciel et la terre », les parties de son corps coupé en deux par Marduk. Le mot tehom émane de Tiamat. Il signifie en hébreu « l’abîme », il conserve également la signification d’eaux tumultueuses profondes, d’eaux non contrôlées et non contrôlables. Les eaux tumultueuses primordiales associées au chaos, au tohubohu, sont présentées dans le livre de la Genèse comme négatives et menaçantes. Lorsqu’Élohim crée le monde, il met de l’ordre, il efface le chaos.
Ensuite, d’un texte à l’autre, on passe du polythéisme au monothéisme. En Gn 1,1-2, le combat entre les dieux est remplacé par l’établissement du monothéisme patriarcal juif. Élohim devient l’acteur unique du côté du monde des dieux. Il s’agira d’un patriarcat extrêmement strict, fondé sur le dieu unique. Il reste tout de même deux traces de l’eau : les mots tehom et mayim. Dans Gn 1,1-2, tehom prend le sens d’abîme, mayim signifie les eaux : « la ruach elohim vibrant à la surface des eaux ».
Troisième effacement de l’eau : la théologie chrétienne depuis les Pères de l’Église
Vers la fin du IIe siècle apr. J.-C., les Pères de l’Église ont transformé le récit de la création à partir du chaos en récit de la création ex nihilo, à partir de rien.
Dans Face of the Deep, Catherine Keller étudie plus particulièrement les textes de trois Pères de l’Église, Théophile, Irénée et Athanase, du IIe au IVe siècle. Elle montre comment Irénée a inventé l’idée de la création ex nihilo, développée notamment dans son livre Contre les hérésies paru vers l’an 180.
La doctrine de la création à partir de rien est elle-même une création à partir de rien. Elle n’est supportée ni par la Bible, comme on vient de le voir, ni par la tradition grecque, car, pour Platon, la création s’était faite à partir de matière informe. La création ex nihilo est liée à une conception de Dieu omnipotent, tout-puissant, un Dieu incorporel, pur esprit. Ce Dieu immatériel ne doit dépendre aucunement du monde matériel. C’est pourquoi rien ne doit lui préexister, rien ne doit exister que Dieu n’ait lui-même créé, ni chaos initial ni eaux primordiales comme dans la Bible, ni matière informe comme chez les Grecs. Ce Dieu doit créer à partir de rien.
Pour justifier leur interprétation de Gn 1,1-2 où un monde de tohubohu (le chaos), de tehom (l’abîme ou les eaux profondes tumultueuses) et de mayim (les eaux) existait au moment de la création, les Pères de l’Église expliqueront que Dieu avait déjà créé ces entités avant de commencer la création, mais que ce n’est simplement pas mentionné dans le livre de la Genèse.
Irénée a soutenu l’idée d’un Dieu qui se situe en surplomb de la matérialité et au-delà de l’histoire. Il a fait une lecture de la Bible comme d’une histoire du salut de caractère linéaire : à l’origine, la création du monde par Dieu à partir de rien, comme l’installation de l’ordre ; le péché, comme la désobéissance à cet ordre ; puis la rédemption en Christ ou à la fin des temps, comme le retour à l’ordre voulu par Dieu au départ. Ce temps linéaire est devenu la vision occidentale du temps.
Si on se replace au IIe et au IIIe siècle, la doctrine de la création à partir de rien fait en sorte que le Dieu chrétien pur esprit devient le plus puissant parmi tous les autres dieux des groupes environnants. Le christianisme devient la religion de l’Empire romain en 380, sous l’égide d’un Dieu chrétien qui détient une puissance totale.
Le Dieu chrétien patriarcal crée tout par lui-même, sans mère. Il n’a pas besoin de féminin. Pour cette théologie chrétienne de la domination, le mal correspond au désordre plutôt qu’à un ordre injuste. Les autres exclues de l’ordre représentent le chaos, un désordre effrayant. Selon les Pères de l’Église mentionnés, le féminin doit être stabilisé, ordonné. Leur théologie efface les eaux et, du même coup, installe un Dieu patriarcal omnipotent ainsi qu’une suprématie masculine.
Le retrait de l’eau jusque dans la théologie chrétienne s’est ainsi produit par étapes : d’abord, le féminicide de Tiamat par Marduk, le dieu protecteur de Babylone, ensuite, l’effacement de l’histoire de la déesse par le rédacteur de Gn 1,1-2 et, enfin, l’élaboration d’une doctrine de la création ex nihilo par les Pères de l’Église.
Reconstruction de la relation entre Dieue et l’eau
La vision du Dieu pur esprit, qui crée à partir de rien, a traversé l’histoire chrétienne et a été soutenue unanimement par les théologiens jusqu’à aujourd’hui. Cette conception classique de Dieu, asséchée comme on vient de le voir, se trouve fort bien ancrée en nous. J’ai toujours été frappée par le fait que les écoféministes théologiennes prennent beaucoup de temps dans leurs travaux – elles le font toutes – pour déconstruire la vision du Dieu immatériel.
Penser la matérialité de Dieue
En ce qui concerne les théologiens, ce sont d’abord ceux qui ont œuvré dans le domaine de l’écologie, comme Leonardo Boff et Thomas Berry, qui ont remis en question cette vision de Dieu. Les écoféministes théologiennes ont également déconstruit ce Dieu patriarcal et pur esprit : Rosemary Radford Ruether, Ivone Gebara, Sallie McFague, Elizabeth Johnson, Mary Grey, Catherine Keller et d’autres. Leurs reconstructions du symbole de la Dieue lui redonnent de la matérialité. Elles sont variées. Les théologiennes honorent cette diversité, contrairement à l’ordre patriarcal à vérité unique et imposée.
Le féminisme séculier de la seconde vague s’est construit depuis les années 1960 contre la religion et contre le Dieu placé au sommet de la pyramide hiérarchique. Il a tué le Dieu chrétien classique, faisant ainsi tomber par effet de dominos un ensemble de principes légitimant la domination des femmes. La posture athée du féminisme séculier est tout à fait compréhensible : elle atteint sa cible de détruire l’image bien enracinée du Dieu pur esprit.
Avec les théologiennes féministes, nous empruntons une voie différente, celle d’éviter de laisser aux conservateurs et aux ultraconservateurs toute la place pour parler de Dieu, celle de reconstruire le symbole chrétien de la Dieue dans une perspective de libération, celle de tenter d’insérer de la matérialité en Dieue, de cesser de la penser comme hors du monde, précédant le monde. Après cinquante ans de publications en théologie féministe à s’exercer au décapage du Dieu immatériel et omnipotent, on constate la difficulté de ce projet. Il demeure en effet ardu d’imaginer la matérialité de Dieue. La pratique a montré qu’il est plus simple soit d’adhérer au Dieu pur esprit, soit de le tuer tout simplement.
La reconstruction d’une relation dynamique entre Dieue et l’eau s’oriente ainsi dans la direction de repenser le symbole de Dieue. Nous nous y engageons dans ce qui suit avec la lecture proposée par Catherine Keller des premiers versets de la Bible, une des lectures possibles de ces versets, réalisée dans une perspective anti-oppressive.
Lecture de Gn 1,1- 2
Au commencement, lorsque Élohim créa
le ciel et la terre […] (Gn 1,1)
Catherine Keller interprète le mot « commencement », bereshit en hébreu, comme le commencement de chaque action. Selon cette lecture, le texte de Gn 1,1-2 évoque l’action continue de créer, qui se produit dans chaque moment, plutôt qu’une création de Dieu qui serait survenue une seule fois au début du monde. Le texte ne dirait rien d’une création initiale et nous n’en savons rien. Bereshit signifie le mouvement continu de création.
Dans cette perspective, chaque entité du monde crée selon sa manière propre en diapason avec Élohim. À partir de maintenant, j’appellerai Elohim Dieue, selon la nomination contemporaine et féministe.
Comment décrire l’acte de création qui survient dans chaque mouvement ? Comment Dieue et les entités du monde sont-elles imbriquées les unes dans les autres au sein de cette impulsion ? Quelles sont leurs relations ? La suite du texte de Gn 1,1-2 se situe dans l’ouverture de ces questions.
[dans le temps où]
la terre était tohubohu,
l’obscurité à la surface de tehom [le profond, les eaux profondes et tumultueuses de l’océan] (Gn 1,2).
La création continue se produit sur fond de tohubohu, d’un chaos permanent qui prend la forme d’une multitude d’éléments épars. Les entités du monde choisissent certains de ces éléments, les mettent en relation et ainsi procèdent à une création, le tout survient dans un mouvement continu. Loin de considérer le tohubohu comme négatif ou comme un facteur à supprimer, le chaos apparait au contraire comme la condition de possibilité et d’exercice de l’acte de créer.
Catherine Keller propose de comprendre tehom et sa profondeur comme des couches et des couches superposées d’éléments épars. C’est pourquoi elle donne au monde ou au cosmos également le nom de « chaosmos ».
et la ruach elohim vibrant à la surface de mayim [les eaux], […] (Gn 1,2)
La théologienne comprend mayim comme des couches et des couches de filaments d’énergie, plaçant mayim en correspondance avec tehom. L’acte de création que décrit le texte de Gn 1,1-2 s’accomplirait par la mise en relation des composantes éparses (tohubohu) de tehom et de mayim. Cette interprétation rejoint la vision contemporaine du monde, du chaosmos, composé de matière (tehom) et d’énergie (mayim).
Gn 1,2 donne à la ruach elohim, au souffle de Dieue, la fonction de fournir la pulsation, l’élan, la force du pliage des mises en relation, de l’acte de créer. La ruach elohim amorce la genèse. Elle enclenche le dynamisme de la matérialisation. Selon cette lecture, sans la ruach, tehom et mayim demeurent des possibilités stériles et Dieue demeure une abstraction sans chair. Catherine Keller suggère l’image de l’écume des vagues de mer pour dépeindre la ruach elohim, une pulsation, un élan ou une force, elle-même imbriquée dans la matérialité.
Nous cherchons à comprendre comment Dieue et les entités du monde sont liées les unes dans les autres dans l’acte continu de créer. Pour approfondir la question, il est éclairant d’aborder le passage du théisme au panenthéisme.
Du théisme au panenthéisme
Les écoféministes théologiennes distinguent trois visions de Dieu, le théisme, le panthéisme et le panenthéisme. Elles optent pour la troisième. Le théisme correspond à la vision du Dieu immatériel et omnipotent de la tradition asséchée, décrite plus haut. Le panthéisme identifie le monde et Dieu : tout (pan) est Dieu et Dieu est tout (pan). Le panenthéisme établit une relation dynamique entre le chaosmos et Dieue. Le lexème « en » placé au centre du vocable pan-en-théisme renvoie à une telle relation dynamique : tout est en Dieue, Dieue est en tout. Le panthéisme efface cette relation dynamique, alors que le panenthéisme donne à Dieue un espace d’action conçue par les écoféministes chrétiennes comme une action de libération.
Catherine Keller offre de nombreuses images de Dieue dans ses différents ouvrages. Autour de sa lecture de Gn 1,1-2, elle aborde la dimension de la Dieue esprit-souffle, vibration ou impulsion de l’acte de créer qui anime chaque entité du chaosmos. Elle offre aussi des images qui relient Dieue et l’eau. Elle conçoit Dieue tehom comme une profondeur sans fin qui enveloppe, tel l’océan (la mère/mer). Et à partir de la fluidité, des courants, du mouvement incessant de l’eau (mayim), elle propose l’image d’une petite grotte au bord de la mer, nous sommes la grotte, et l’eau de la mer (Dieue) y monte avec la marée pour nous envelopper, puis pour se retirer.
Selon cette vision panenthéiste, Dieue, profondeur infinie, est en tout et tout est en Dieue, éclats de différences sans fin, mise en relations libératrices par la pulsation divine[3]. Dieue et les entités du chaosmos sont ainsi imbriquées matériellement à chaque moment. Les images de Dieue océan et Dieue écume des vagues nous aident à l’imaginer.
La reconstruction du récit de la création par L’autre Parole
La collective L’autre Parole a également déconstruit et reconstruit le récit patriarcal de la création du livre de la Genèse. Sa réécriture du récit de création de la Genèse, en 1986, s’est attardée surtout à la création de l’humain, de l’homme et de la femme[4].
Dans une réécriture des premiers versets de la Bible, la poétesse Denyse Joubert-Nantel reprend l’entame du texte. Elle écrit :
Au commencement était la chair
Et la chair était femme.
Et Elle a habité parmi eux
Et Ils ne l’ont pas reçue.
[…]
Et, pour se désaltérer, cette assoiffée de la justice
A bu à d’autres sources plus fraîches que citron,
Et, par son imaginaire, créées.
[…]
QUAND SA CHAIR FUT HABITÉE
PAR L’ESPRIT DE L’AUTRE PAROLE[5].
La réécriture introduit le thème de l’eau sur fond de patriarcat asséché. Au commencement était la chair. « Elle » a besoin de se désaltérer, elle a soif de justice. Elle boit à « d’autres sources » que l’ordre imposé, des sources « créées » par elle. La chair « fut habitée par l’esprit de L’autre Parole », une formule qui répond à la chute de Gn 1,2 : « la ruach elohim vibrant à la surface des eaux ». Après la lecture que nous venons de faire de Gn 1,1-2, on ne voit plus l’esprit comme détaché de la chair, de la matière, l’image de l’écume des vagues lui donne du mouvement.
En ce qui concerne la théologie féministe qui a inspiré la collective L’autre Parole, je propose de référer aux propositions de Monique Dumais (1939-2017). Lorsqu’elle parlait du féminisme avec la grammaire chrétienne, elle employait l’image de la Pâque des femmes, d’un passage de la domination à la libération, dans une reprise par chaque femme de son propre souffle, la ruah, sous la forme d’une incarnation dans son propre corps. Pour Monique Dumais, cela se produisait par la créativité des femmes, par leurs créations continues sous toutes ses formes, réécriture, danse, théâtre, actions, paroles, visions théologiques. Elle voyait en la créativité continue le moyen de briser l’ordre patriarcal[6].
Cette vision a marqué la collective L’autre Parole qui continue de placer la création dans une perspective de libération, individuelle et collective, au centre de son action.
Clôture d’ouverture : l’eau bénite
Lors du colloque de L’autre Parole de 2025, la collective a renversé la signification de l’aspersion d’eau bénite. Plutôt que de représenter le signe de l’acquiescement au monde religieux patriarcal, notamment lorsqu’on entre dans une église, nous avons donné à l’eau bénite par la communauté féministe la signification d’entrer dans un mouvement de libération et dans une liberté fluide de création et de créativité[7].
Une pratique féministe spirituelle consiste à se connecter quotidiennement aux eaux pascales comme lieu du processus de construction/création continue de la liberté et de la libération.
[1] J’emploie le vocable Dieue avec un e, à la manière de L’autre Parole. Le e renvoie avant tout à la posture féministe de celles qui parlent.
[2] Catherine Keller, Face of the Deep. A Theology of Becoming, New York, Routledge, 2003, 307 p. Voir aussi Mary Grey, qui souligne l’élimination de l’eau et des fluides féminins dans la théologie chrétienne : Mary C. Grey, Sacred Longings. The Ecological Spirit and Global Culture, Minneapolis, Fortress Press, 2004 (2003), 260 p.
[3] L’aspect de libération serait à développer. Catherine Keller le fait en lien avec sa lecture de l’action de Christa : l’impulsion de création par Dieue pousse les entités vers leur propre capacité d’agir.
[4] Voir L’autre Genèse, thème de la revue L’autre Parole, 32 (décembre 1986), 36 p.
[5] La citation reprend la disposition des versets et les majuscules du texte original, dans : Denyse Joubert-Nantel, « Genèse », dans L’autre Parole, 30 (juin 1986), p. 8.
[6] Pour cette lecture, voir Couture, Denise, « La fonction de l’art dans la théologie féministe de Monique Dumais », dans Théologiques, 26/2, 2018, p. 161-180.
[7] Voir la célébration symbolique de l’eau dans ce numéro de la revue L’autre Parole.