Édith Stein

Une Carmélite du nom de Soeur Thérèse-Bénédicte-de-la-croix mourait, au camp d’Auschwitz, le 9 août 1942. Cette femme, Edith Stein, était née en Allemagne en 1891, d’une famille juive : elle s’était convertie à la foi catholique sous l’influence d’amis juifs déjà convertis, mais surtout à la suite de la lecture de la « Vie de Thérèse d’Avila ». Elle reçoit le Baptême, le 1er janvier 1922, causant ainsi à sa mère une très grande douleur, ce qui lui fait remettre son projet d’entrer au Carmel.

 

Edith avait eu la chance d’accéder à des études universitaires, à une époque où les femmes commençaient à peine à entrer à l’Université. Elle s’orienta vers la philosophie et soutint une thèse de doctorat avec, comme directeur, un philosophe reconnu de l’époque, Husserl : après avoir été son adjointe, elle le quittera pour prendre son indépendance et développer sa propre pensée. Son rayonnement intellectuel se fera à travers son enseignement à des futures enseignantes, et aussi dans ses conférences et ses publications.

 

Quand Hitler arrive au pouvoir, elle sera, comme ses concitoyennes et concitoyens juifs, limitée dans ses activités. Elle entre finalement au Carmel, en 1933 : son nom de Carmélite sera comme une préfiguration de la voie qui l’attendait et qui fera d’elle une disciple de Jésus jusqu’à la Croix. Quel bel exemple de Christa que cette femme morte avec ses soeurs et frères juifs, dans les fours crématoires nazis, après une vie tendue vers la Vérité !