CRÉONS LA JUSTICE, RECONNAISSONS LES DIFFÉRENCES

Le Saint-Laurent est un fleuve.

Il n’y a pas de mot pour fleuve en anglais.

On dit simplement river.

Le fleuve se jette dans l’océan,

la rivière se déverse dans le fleuve,

le ruisseau coule vers la rivière.

 

Le fleuve Saint-Laurent informe cette rencontre.

 

La diversité et les interrelations rendent

les écosystèmes vivants et florissants.

Les monocultures conduisent à la mort.

Une blessure infligée à un écosystème

affecte tous les écosystèmes qui l’entourent.

Les fleuves et les rivières que nous polluons

pour maintenir notre style de vie

apportent la maladie et la mort aux personnes

qui ont besoin de l’eau pour leur subsistance.

 

Une véritable diversité écologique

ne peut être restorée

que par la justice – que par la justice pour tous

les êtres vivants.

 

Ce n’est qu’en créant la justice que l’on pourra

reconnaître et vivre vraiment nos différences

avec dignité.

 

La domination fondée sur la race, la classe, la sexualité,

le genre, l’aptitude, la religion et la langue détruit la justice.

Le chritianisme blanc, importé d’Europe, ma tradition,

a contribué à cette domination et il continue

de maintenir les divisions entre nous.

 

Cette rencontre est une invitation

à agir en vue de créer la justice

à l’intérieur de nos traditions, malgré nos traditions et à partir

            de nos traditions,

une invitation à développer la solidarité à travers nos différences

dans quelque domaine de la justice que cela nous touche,

une invitation à explorer les différents courants du fleuve.

 

Cette rencontre est une invitation à entrer dans de nouvelles eaux,

à aller là où l’on peut se sentir inconfortable,

à pousser sa propre limite.

 

La solidarité est un don.

Dans cette aventure commune,

nous nous invitons nous-mêmes à la relation et à la responsabilité

            les unes par rapport aux autres.

Nous nous invitons nous-mêmes

à accepter le don de l’autre dans une attitude de non-jugement

            et de gratitude.

 

                                                           (Traduction libre par L’autre Parole)