AUDACES DE PENTECÔTE

 

Lorsque s’est accomplie la Pentecôte ; ils étaient tous réunis dans le même endroit
 quand, provenait du ciel, un bruit soudain, semblable au passage
d’un vent violent, a envahi la maison où ils se trouvaient. Ils ont vu des
sortes de langues de feu se répartir et se poser sur chacun d’entre eux.
Tous, à ce moment, comblés du Souffle saint, ont parlé selon ce que le
Souffle leur donnait à dire, dans des langues étrangères.
(Actes 2, 1-4) La Bible, La nouvelle traduction, Bayard, 2001.

 

Des langues étrangères
nouvelles pour les oreilles,
fortes de sonorités inédites
et de densités surprenantes
ont fusé dans l’espace.

Langues de feu,
elles ont brillé dans la maison,
ont envahi ce lieu,
sont venues se recueillir
sur chaque personne présente.

Étonnement, stupéfaction,
elles agissent
et viennent habiter
dans les consciences accueillantes.
Et c’est le rayonnement.

Elles viennent du Souffle,
du vent violent
qui veut occuper toute la place.
Aucune hésitation,
tout est mouvement, force.

Courant d’air, bouffée,
soupir, respiration,
expiration, inspiration,
bourrasque, ouragan,
soulèvement de l’air.

Les vents parlent de multiples langues
dans tous les pays ;
sirocco, mistral, noroît, nordet,
suroît, aquilon, tramontane,
zéphir, alizé, simoun, khamsin.

Laisser les vents
nous fouetter le visage,
faire face aux vents
sans peur, avec courage,
le cœur  chargé d’espérance.

Pentecôte sur nos vies
bouches aspirant tout l’air qui arrive,
c’est la vie qui halète,
qui veut pénétrer
dans tous les pores du corps.

Est-ce l’âme
et le corps plein de désirs,
d’ardeurs infinies, de suavité
qui s’offrent aux tressaillements
aux contentements de Dieue ?