No. 52 – UN CORPS TOUJOURS À LIBÉRER

LIMINAIRE

L’Incarnation. Dieue s’est fait homme. Il a « pris » un corps. Il s’est fait femme aussi.
On ne le dit pas assez. Il continue de s’incarner en chacune de nous.
Notre corps. Une merveille de structures, de mécanismes, de tissus, de chimie,
de dynamisme, de sensibilité, d’organisation, d’harmonie, d’intelligence.
L’éducation chrétienne nous a appris à nous en méfier, à le mortifier, à le
discipliner, à le dédaigner car il avait « bien moins d’importance que notre âme » dont il
semblait plus ou moins l’ennemi.
Un corps toujours à libérer…

Le magnifique poème de Dyonisia ne pouvait mieux nous introduire dans le
présent numéro. Puis Y. Gebara nous offre une pièce de choix: stimulante et révolutionnaire
réflexion sur son « option pour le corps, le corps humain, vivant » comme
nouveau point de départ pour la théologie morale (à déguster à petit feu…).

Nous faisons ensuite le point sur l’évolution de quelques fléaux et des luttes
pour s’en libérer: l’industrie du sexe en Asie (M. Dumais), la prostitution chez nous
(M.-R. Majella), la pornographie (R. Hazel) et la violence conjugale (M.-T. Roy-Olivier),
suivie d’une analyse sociologique recensée par J. Dufour.

Comme à une oasis, nous renouvellerons nos forces dans « l’hymne » de C.
Lemaire avant de considérer le corps dans la maternité (1. Trépanier), de débusquer
une tradition patriarcale (M. Matte), de résoudre une énigme (??), d’écouter les échos
de deux colloques: l’un en France (M. Dumais) et l’autre au Mexique (M.-T. Roy-
Olivier) pour, finalement, lire les petites nouvelles toujours intéressantes de Y.
Laprise…

Bon souffle!

Rita Hazel